Comment maigrir par le subliminalÂ
              En ce jour maudit des dieux eux-même, une bouse est née, deux vaches sont mortes, merde ! Celle qui en la faisant s’est éventrée l’entrejambe avant même de finir de l’expulser tant son ouverture fut étroite et celle qui en marchant dedans s’est brisée les quatre pattes, le col du fémur, la colonne vertébrale et tout ceci sans même avoir pu se fendre la gueule ; la vache !
       Au départ de sa naissance, à peine sortit de la meuf, ce n’était qu’une toute petite bouse de rien du tout, juste une merde insignifiante, d’ailleurs rien n’a changé depuis. Elle était à peine visible, si petite que sa grand-mère était obligée d’humer l’air ambiant pour pouvoir détecter sa présence et si elle ne sentait rien d’autre que sa propre odeur c’est que la petite bouse était vraiment très loin, bien plus loin que loin et même encore plus loin que ça, il faut dire aussi que malgré sa petitesse elle puait déjà très fort pour son age. Mais très vite, de bouse en pis, elle grandissait à vu d’œil, de nez aussi, elle grandissait si vite qu’elle commençait même à prendre un peu trop de place pour le voisinage qui se plaignait déjà de son énormité qui devenait des plus imposante, à tel point que les pâquerettes avaient dors et déjà déposées une plainte contre cette vacherie auprès du vacherin commandant en chef des troupes au sol afin qu’il intervienne au plus vite car cela allait vraiment de mal en pis depuis quelques temps. Il était temps de réagir pour régler ce problème car ça commençait vraiment à être la débandade au sein des troupes qui n’en faisaient plus qu’à leur tête.
        Cette plainte n’était pas déraisonnable, bien au contraire, car non seulement elle prenait de la place mais en plus elle empestait aussi fort que dix crottes de mammouth réunis pour un banquet et qui en auraient eut la chiasse un après-midi d’été assis en plein soleil dans le désert par un jour de pluie, c’est vous dire l’odeur, une vraie merde quoi !
          Toujours est-il que cette bouse dont la maman eut la bonne idée de nommer Caca-doigt juste avant de prononcer son dernier souffle, tout ça parce qu’elle en avait plein les doigts, était désormais devenue aux yeux de tous et même de leur nez des plus chiante. Elle était désormais emmerdante pour toute la faune et la flore sauvage environnementale des environs du coin de campagne qu’elle occupait de toute sa puanteur. De plus chaque fois qu’elle voulait bouger de place, il lui fallait bien deux jours et trois nuits pour se déplacer d’un centimètre, temps de repos comprit, mais en plus elle se permettait d’éclabouser tout le monde sur son passage, ce qui était d’une forte déconvenue pour les membres de la communauté végétale qui s’enracinaient les nerfs de rage, en hurlant tous et toutes : espèce de merde in japan, vas dont merdoyer ailleurs !
          Oui, l’ambiance devenait des plus merdique, mais au moment où tout allait de travers, Pacru, délégué des pensées en herbes, passa par-là et demanda quel était le problème, puis après avoir écouté toutes les plaintes déposées par tout à chacun et celles des autres aussi, alla discuter avec Trois-quatorze, président du centre de recherches environnementales résiduel, ( le R.E.R ), il était également banquier à ses heures perdues, qu’il ne retrouva jamais d’ailleurs malgré les multiples recherches effectuées au centre. Pacru alla donc le voir dans le but de lui parler du problème Caca-doigt qui ne cessait de vouloir ébouser tout le monde à chacun de ses passages, il espérait ainsi résoudre cette affaire plutôt que de laisser tout le monde continuer à s’en laver les mains en fermant les yeux, il expliqua alors que Caca-doigt devait arrêter d’aller de bouse en pis car cela devenait néfaste pour toute la faune et la flore. Trois-quatorze le savait bien mais il ne pouvait intervenir en fin de compte car il était plus ou moins question pour lui que tout le monde y trouve son compte, ce qui ne serait pas une mince affaire, alors divisé entre deux pensées il retourna vers ses idées dans l’espoir de les éclaircir afin de pouvoir résoudre les problèmes que cela entraînait et qui se multipliaient chaque jour, de plus il fallait bien calculer les risques pour régler cette situation au combien délicate et qui recommandait la plus grande prudence pour cette opération de sauvetage.
         Toutes et tous furent donc réunis pour trouver une solution envisageable à ce problème, certains disaient qu’il fallait la faire maigrir, d’autres voulaient qu’elle soit nettoyée des champs pour ne plus avoir à la supporter, pendant que le reste des habitants de la prairie recommandèrent qu’on lui coupe les vivres, ce qui était évidemment impossible à réaliser. Ceci était un véritable dilemme pour chaque groupe d’espèces vivantes sur le territoire car tous hésitaient, fallait-il la lyncher ou la lapider, là était la question. Une deuxième réunion exceptionnelle fut alors organisée exceptionnellement et tous et toutes y participèrent avec ferveur et chacun pu présenter son argumentation, ce qui donna à peu près ceci : Lynchez-là  ! Brûlez-là  ! Déféquez-là , aux chiottes ! …Oui, la discussion fut rude de ses paroles d’effroi, la peur planait sur toutes les pensées qui n’en pensaient pas moins.
         C’est alors que le coq, Lycko, qui aimait à chanter sur le tas de fumier du coin, proposa aux fleurs des environs d’héberger pendant quelques chants celle qui semait la merde autour d’elle et au sein de la flore terrestre du champ des prés d’a coté. Mais dit-il, si par malheurs, je chus par un beau matin sur cette bouse lors de mes chants matinaux, je vous jure qu’a chaque poule passée durant ma vie de coq, je vous emmerderais à tout jamais à chaque matin de levé de soleil de mes chants-honnêtes jusqu’à ce que surdité survienne, alors prenez bien garde et surtout bonne note.
             Il était évident que tout le monde avait la même pensée en tête et que tout à chacun se disait qu’il ne pouvait refuser une telle offre qui à coup sur ne se représenterait pas une deuxième fois au cours de cette histoire exceptionnelle. Cette proposition fut acceptée à l’unanimité par tous les membres de la communauté qui prirent bonne note de l’avertissement du coq Lycko, qui c’est sur, allait les aider au mieux. Ils fêtèrent toutes et tous cette bonne nouvelle en se roulant et en se frottant les pétales les unes contre les autres en signe de bien content.
             Le coq Lycko emmena donc comme prévu cette pestilence de Caca-doigt loin de leur champ qui commençait déjà à reprendre vie, oui toutes les fleurs qui eurent de mauvaises pensées se mirent en floraison et délivrèrent leur bonne humeur de toutes leurs senteurs, elles furent si contentes qu’elles allèrent conter fleurette aux herbes d’ailleurs qui se sentaient désormais un brin plus détendu que ces derniers temps. C’est ainsi qu’ils furent débarrassés de cette bouse qui les emmerdait si fort, elles qui ne pensaient jamais pouvoir sortir de cette merde qui leur montait jusqu’aux pétales, elles en furent littéralement déracinées de joie.
             Même la filasse, dame Frisette, qui ne faisait que de raconter des salades à s’en effeuiller les embranchements, elle non plus n’en croyait pas sa vinaigrette. Elle fut si étonnée qu’elle alla immédiatement sans perdre un instant narrer le récit de cette aventure au potager qui avait élu domicile dans la plantation de légumes qui en firent tout un potage. Et pour une fois personne ne dit à dame Frisette d’aller se refaire la frise en l’accusant de raconter des salades, car cette fois-ci ce n’était pas le cas.
           Ainsi tout est bien qui fini bien même si ce fut un peu la merde et que tous soient passés à deux doigts d’une sacrée merde. Oui, même cette page que vous tenez en mains ressent encore aujourd’hui le coté nauséabond de cette histoire, pauvre petite page qui en était devenue toute blanche lors de la narration de ce récit que je lui fit, mais maintenant cela va beaucoup mieux et elle est désormais pleinement rassurée de son contenu qui sait-elle n’entache en rien sa réputation de page écrite, alors vous pensez bien que maintenant elle s’en effeuille pas mal.
  l’Auto-Hypnose
